Mois: juin 2015

Sur une balade d’Overtime

Avec le temps
La peine s’essouffle
Et la pluie s’arrête

C’est ce qu’on dit toujours,
Avec le temps se referme la plaie
Qui ne cicatrise vraiment jamais
Par amour

Avec le temps
C’est tout ce que l’on dit

Un jour peut-être je n’y penserai pas
Ce jour là sera bien triste
Plus triste que les précédents.

Plus vif que la gifle du vent
Plus fort que la caresse du temps
Plus profond que le plus bel océan
Plus haut que tous les cieux
Tu voles chaque jour un peu de mon coeur
Que ton absence soudaine dévore

Moi qui pensait avoir encore le temps
De te voir et te parler à nouveau.

En mémoire de mon oncle Joel

Lucinda WIlliams – Overtime

Overtime
That’s what they all tell me
That’s what they say to me

Overtime
Your blue eyes, your black eyelashes
The way you looked at life
In your funny way
I guess out of the blue
You won’t cross my mind
And I’ll get over you
Overtime

Your pale skin, your sexy crooked teeth
The trouble you’d get in
In your clumsy way
I guess one afternoon
You won’t cross my mind
And I’ll get over you
Overtime

I guess out of the blue
You won’t cross my mind
And I’ll get over you
Overtime

Quand j’étais chanteur de Xavier Giannolli

Une rencontre

Une rencontre

Elle, jeune et si seule, cassée sous les apparences. Elle vend des espaces vides, vit dans un hôtel. Lui, enfermé dans son rêve de gosse, chante pour les petites gens, les vieux, le baloche. On suit leur chassé croisé alors qu’un lien se tisse, un peu à la manière de Lost in translation. Sauf que l’on est à Clermont. Et que Brian Ferry laisse place à Christophe. Cet hommage passionnant à cette unité nationale de la chanson (de variété, ou pas, là n’est pas la question), incarné d’un pas de deux amoureux, en dit peut-être un peu plus que la simple histoire qu’il raconte. Une rencontre à l’image d’une chanson, une chanson à l’image de mille rencontres. Il est resté enfermé dans ses rêves de jeunesse, tandis qu’elle n’en a pas eu. Ensemble ils esquissent la chanson de Christophe, pour peut-être, retrouver leurs paradis perdus.

Quand j’étais chanteur, Xavier Giannoli, 2006.

Sylvain Thuret
Des jours sans nuit
05 juin 2015